Quand je vais en voyage - Carlito

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CD " Le Chemin tout joyeux ! "                                                                                               Cantique modifié
Musique, orchestration et chant : Carlito
            

II/
5
Je vais de branche en branche,  
Comme un petit oiseau,
Jamais mon cœur ne penche,  
Car je suis sans fardeau.
6
J'ai cent pères et cent mères  
Pour ceux que j'ai quittés,
J'ai cent sœurs et cent frères
Remplis de charité.
7
Croyez-vous que j'estime
Ces grands, ces gros richards,
Qui sans crainte du crime,
Brillent de toute part ?
8
Je méprise sans peine  
Le faut brillant d'un fou,
D'un captif à la chaîne,  
D'un crapaud dans son trou.
   
PONT
    
     
Refrain :
Quand je vais en voyage,
Mon bâton à la main,
Nu-pieds, sans équipage,
Mais aussi sans chagrin,

Je marche en grande pompe,
Comme un roi dans sa cour,
Je sonne tout le jour :
« Vive le Saint-Amour ! » ( Bis )



I/
1
Je courre parmi le monde  
Comme un enfant perdu,
J'ai l'humeur vagabonde,  
Tout mon bien est vendu ;
2
Oui, j'en ai fait des ventes,  
Et même à très haut prix,
Puisque j'ai des patentes  
Pour tout le Paradis.
3
J'ai des uns et des autres,  
Sans faire aucun détour,
Ainsi que les apôtres,  
Mon pain de chaque jour.
4
Ma prudence est bien fine,  
Je ne manque de rien,
Sans cave et sans cuisine,  
Je bois, je mange bien.
          
Refrain :
III/                          
9   
Tout mon train et ma gloire,   
Ce sont de pauvres gueux,   
S'il faut manger ou boire,   
Je partage avec eux.   
10   
Si quelqu'un veut me suivre,   
Qu’il soit le bienvenu,   
Pourvu qu'il veuille vivre   
Sans biens ni revenu.   

Refrain :

Quand je vais en voyage,
Mon bâton à la main,
Nu-pieds, sans équipage,
Mais aussi sans chagrin,
   
Je marche en grande pompe,
Comme un roi dans sa cour,
Je sonne tout le jour :
« Vive la pauvreté ! » (Bis)

Refrain :
...................................
Je sonne tout le jour :
« Vive la sainteté !!! »
Je sonne tout le Jour :
« Vive la sainteté !!! »

 
  Dans ce cantique saint Louis-Marie nous invite au voyage, à nous reconnaître comme des voyageurs, l’homme n’est pas fait pour rester statique car il court le danger de se refermer en lui-même et d’imploser. Il nous invite à la liberté, il ne se laissait enfermer par rien ni personne.
Il s’était fait vagabond, gueux parmi les gueux, misérable à ses yeux, mais rempli d’une audace déconcertante, il se disait « esclave du plus grand des rois ». En effet l’esclavage d’amour que vivait cet homme vis à vis de Jésus et Marie, lui procurait une dignité de roi, le libérait de toutes les chaînes engluantes du monde et du péché qu’il fuyait et traquait comme la peste. Désengoncé de toutes attaches mondaines mais prisonnier de l'Amour de Dieu et de son prochain, il considérait la terre comme sa cour et le cœur de l’homme comme son jardin. Alors il parcourait les routes, passait de village en village, de ville en ville, chantant l’Amour de Dieu à toutes créatures « Je sonne tous le jour, vive le saint Amour ! »

Son exemple est bouleversant, mon cœur en est fou de jalousie et de joie. Mais comment faisait-il ? Quel est son secret ?Lui, un être broyé par tant de misères, de contradictions, rassasié de calomnies de toutes sortes, échappant à plusieurs reprises à des attentats contre sa vie, mis en prison, rejeté comme un mal propre, incompris même de ses amis, et lui, traversant et supportant tout cela, était toujours joyeux, entreprenant pour la gloire de Dieu. Et pour couronner le tout, il trouvait normal qu’il subît toutes ces sanctions. En fait beaucoup par jalousie inconsciente, ne supportaient pas de voir un homme aussi libre et lui vouaient une guerre incessante et implacable. La plus part le rejeter par bêtise ou par pure méchanceté, tandis que d'autres le stigmatiser parce qu'il dévoilait leur mollesse coupable. Mais ce que beaucoup ne voyaient pas, c'est que, plus les hommes l'humiliaient, plus Dieu le comblait de Ses grâces, plus les hommes le rabaissaient plus Dieu lui donnait l'a force de porter son fardeau et l'Esprit-Saint l'inondait d'une paix que rien, ni personne ne pouvait lui ravir. Dieu était avec lui !

Oui, cette liberté des enfants de Dieu que saint Louis-Marie nous dévoile par sa vie, a un prix : soit nous sommes esclaves du monde et de ses maximes, soit nous devenons saints, esclaves et amis d'un Dieu, crucifiés aux yeux des mondains mais ressuscités en compagnies des anges et des saints.



Dieu Seul
      
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